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Pneus pleins souples ou gonflables pour chariot élévateur

Chariot élévateur jaune transportant une palette de blocs de béton dans une zone de stockage industrielle.

Un clou sur le sol de l’entrepôt, et votre chariot reste planté au milieu de l’allée.

Avec un chariot élévateur à pneus pleins souples ou gonflables, on peut limiter ces arrêts. On fait le point sur les différences, l’usure et le remplacement en sécurité.

Chariot élévateur : pneus pleins souples ou gonflables

Le bon choix dépend d’abord de votre sol, des obstacles présents et du rythme de travail. Le pneu plein souple (PPS) convient aux surfaces stabilisées. Le pneu gonflable absorbe mieux les chocs sur un terrain irrégulier.

Le PPS ne contient pas d’air. Sa gomme, composée de plusieurs couches, résiste aux crevaisons. Vous le retrouverez surtout dans les entrepôts, les ateliers et les cours d’usine bien entretenues. Le pneu gonflable filtre davantage les vibrations. Il rend la conduite plus confortable pour le cariste.

Situation de travail Pneus pleins souples Pneus gonflables
Entrepôt et sol lisse Bonne résistance aux crevaisons, entretien réduit Amorti supérieur, mais risque de crevaison
Cour extérieure stabilisée Bon compromis pour les trajets mixtes Plus confortable sur les défauts du sol
Gravier, boue ou sol accidenté Chocs plus secs transmis au chariot Meilleure absorption des chocs et motricité
Zone avec débris métalliques Pas de perte d’air après perforation Inspection fréquente nécessaire

Sur un site intérieur parsemé de débris, de clous ou d’arêtes métalliques, le PPS ne perd pas d’air après une perforation, ce qui réduit le risque d’immobilisation. En revanche, dès que le sol présente des trous ou des marches, il transmet davantage les chocs.

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Les pneus non marquants, souvent blancs ou gris, limitent les traces sur les sols propres. Leur choix doit toutefois respecter la charge et l’usage du chariot.

Pression et usure des pneus conditionnent la stabilité

Une pression incorrecte change l’assiette du chariot, l’adhérence et la capacité du pneu à porter la charge. Utilisez donc la valeur de la plaque du chariot, de la notice ou des données du pneu. Contrôlez-la à froid avec un manomètre adapté.

Votre contrôle périodique de pneus de chariot élévateur
Cochez les points à vérifier avant chaque prise de poste

Une carcasse visible impose le remplacement immédiat du pneu.

Sa disparition impose le remplacement du pneu.

Au-delà de la limite, le risque de défaillance augmente nettement.

Elle peut signaler une surcharge, un défaut de parallélisme ou des virages trop rapides.

Contrôlez-la à froid avec un manomètre adapté.

Ne compensez pas la fuite par des gonflages successifs : faites examiner la roue.

Ne le retirez que s’il n’aggrave pas la perforation, puis faites contrôler la roue.

Mélanger un pneu plein souple et un pneu gonflable modifie la hauteur, l’adhérence et la stabilité.

Avant chaque prise de poste, un contrôle visuel rapide permet de repérer les anomalies suivantes :

  • Coupure ou hernie : mettez le chariot à l’arrêt et faites examiner le pneu.
  • Crevaison répétée : ne compensez pas la fuite par des gonflages successifs.
  • Usure irrégulière : recherchez une surcharge, un défaut de parallélisme ou des virages pris trop vite.
  • Arrachement de gomme : remplacez le pneu dès que la carcasse devient visible.
  • Corps étranger : retirez-le seulement s’il n’aggrave pas la perforation, puis faites contrôler la roue.
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Gros plan sur la roue à pneus épais d’un chariot élévateur dans un entrepôt.
La limite d’usure varie selon les modèles : vérifiez les repères indiqués par le fabricant avant de poursuivre l’utilisation.

Sur un pneu plein souple, repérez la rainure ou le témoin d’usure moulé sur le flanc. Sur certains modèles, la ligne 60-J sert de limite. Au-delà, le risque de défaillance et de détérioration du chariot augmente.

Sur un pneu gonflable, la bande de roulement doit rester présente et la carcasse intacte. Remplacez le pneu dès que la bande de roulement disparaît ou que la carcasse est touchée.

Certains pneus possèdent un indicateur coloré. Sur les modèles Pit Stop, une bande orange signale qu’il faut prévoir le remplacement. Il reste environ 100 heures d’utilisation.

L’usure ne suffit pas à juger un pneu. Une coupure profonde, une boursouflure, une jante déformée ou une perte de pression répétée imposent un arrêt immédiat. Cela vaut même si la bande de roulement paraît correcte.

Un sol meuble, troué ou glissant augmente le risque de renversement. Le danger est plus grand dans les virages, avec une charge élevée ou les fourches relevées.

Le remplacement des pneus exige démontage et précautions adaptées

Commencez par immobiliser le chariot sur une surface plane, retirer la clé, abaisser les fourches et empêcher tout redémarrage. Soutenez le chariot et déchargez la roue avant son démontage.

Le remplacement suit plusieurs étapes, dont l’ordre dépend de la roue, de la jante et de la technologie du pneu :

  1. Identification : relevez la dimension inscrite sur le flanc, le type de pneu, la charge admissible et la configuration de la jante.
  2. Compatibilité : vérifiez la dimension, la capacité de charge, le diamètre de jante et le talon.
  3. Dépose : soutenez le chariot et la roue avant de desserrer les fixations, sans confondre les éléments de la jante avec ceux du moyeu.
  4. Gonflage : restez hors de la trajectoire des pièces, utilisez un dispositif de retenue et gonflez progressivement à la pression prescrite.
  5. Remise en service : contrôlez le serrage, l’état de la roue, la pression et la stabilité avant de reprendre le travail.
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Un ouvrier ganté manipule un gros pneu sur une presse hydraulique dans un atelier.
Le montage nécessite un équipement adapté : une méthode improvisée peut projeter une pièce ou endommager la jante.

Le montage d’un pneu plein souple exige une presse hydraulique. Avec une méthode improvisée, les efforts peuvent projeter une pièce ou endommager la jante.

Lorsque la jante est démontable ou comporte plusieurs éléments, le gonflage présente un risque particulier : une pièce mal positionnée peut se détacher brutalement.

Attention : ne chauffez jamais un pneu, ne le frappez pas au hasard et n’utilisez pas de montage artisanal. Confiez l’opération à un professionnel équipé, surtout si la jante est endommagée.

Sur un même essieu, choisissez des pneus de même dimension et de même technologie. Mélanger un pneu plein souple et un pneu gonflable peut modifier la hauteur, l’adhérence et la stabilité du chariot.

Après le montage, vérifiez l’absence de frottement contre le châssis, le bon positionnement de la roue et le serrage prévu par le constructeur. Un essai lent sur une zone dégagée permet de repérer une vibration ou un comportement anormal.

Toute défectuosité susceptible de provoquer un accident impose la mise hors service du chariot jusqu’à réparation. Les contrôles et leurs résultats doivent être intégrés au suivi de sécurité de l’entreprise.

Variantes de pneus et prix selon les dimensions

La dimension se lit sur le flanc. Dans une référence comme 7.00-12, le premier nombre correspond à la largeur nominale en pouces. Le second correspond au diamètre de la jante. Une référence comme 18×7-8 suit une autre notation, avec diamètre extérieur, largeur et jante.

Les dimensions avant et arrière peuvent différer. Certains chariots utilisent :

  • Du 7.00-12 à l’avant et du 6.00-9 à l’arrière.
  • Du 18×7-8 à l’avant et du 15×4,5-8 à l’arrière.
Dimension Gonflable, prix indicatif HT Plein souple, prix indicatif HT
18×7-8 environ 134 € environ 139 €
6.00-9 environ 137 € environ 174 €
7.00-12 environ 223 € environ 302 €
23×9-10 environ 285 € environ 305 €
28×9-15 environ 328 € environ 455 €
8.25-15 environ 407 € environ 599 €

Pour les dimensions courantes, comptez environ 90 à 680 € HT par pneu gonflable et environ 85 à 715 € HT par pneu plein souple. Ces écarts tiennent surtout à la taille et à la capacité de charge.

Avant de demander un devis, réunissez ces informations :

  • Marque et modèle du chariot : la fiche technique précise souvent les roues avant et arrière.
  • Nature du sol : indiquez les trous, graviers, rampes, débris et zones boueuses.
  • Type de jante : précisez la présence d’un cercle, de flasques ou d’un talon de blocage.
  • Besoin de propreté : choisissez une version non marquante si les traces au sol posent problème.

Le bon pneu est celui qui répond à votre sol et à votre rythme de travail. Surveillez ensuite l’usure à chaque prise de poste, et confiez tout démontage à un professionnel équipé, car c’est là que se joue la sécurité de votre chariot.

Thomas Plantin

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